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lundi 26 décembre 2011

(164) - PRECURSEURE ?

C'est en triant un lot d'enveloppes que je suis tombé sur celle-ci. J'ai failli l'envoyer dans le sac des drouilles quand j'ai constaté le mauvais état dans lequel elle est.

 Lettre expédiée par avion en Suède le 10 Octobre 1930 du bureau Annexe 2 de Paris XIV Rue Liard 
- affranchie par un timbre à 2.00 FF "Moulin de Daudet" (Y&T n°311) et d'un type Semeuse à 0.25 FF (Y&T n°235)
- matérialisant le tarif  du 1er échelon (jusqu'à 20g.) de la lettre pour l'étranger à 1.50 FF augmenté de la surtaxe aérienne pour l'Europe à 0.75 FF.

C'est en regardant les dégats figurant au dos que j'ai été interloqué par la bande brunâtre horizontale. Ce type de "salissure" j'ai l'habitude de le rencontrer souvent. Il s'agit des traces de l'adhésif des enveloppes avec fermeture autocollante. Pour éviter la détérioration des enveloppes qu'ils veulent garder les collectionneurs ont l'habitude de découper les deux rabats. Personnellement je vois ce type de fermeture depuis les années 1970, je pense. Mais là l'enveloppe a circulé en 1936.
Examinant plus soigneusement le dos de l'enveoppe je me suis aperçu qu'une mention gauffrée aparait en bas.


 Elle indique un nom de marque "ADHESA" et "BREVET 755733". Je n'ai pas été capable de retouver ce brevet sur le site de l'INPI qui ne remonte pas si loin dans le temps.
Une recherche sur les moteurs apropriés d'internet semble prouver que la marque "ADHESA" existe encore et qu'elle fabrique toujours des objets auto-collants (ici ou là).

Finalement, 75 ans après son utilisation, il semble qu'au delà de son aspect peu esthétique, la chimie du produit autocollant (de l'époque) ne soit pas tellement destructeur pour le support.

Je serai intéressé de savoir si l'une ou l'un d'entre vous a rencontré une enveloppe autocollante antérieure à 1936.
Peut être pas précurseure mais surement pionnière.

dimanche 26 décembre 2010

(126) - AIR MAIL TEST

Depuis les années 1930 la compagnie aérienne Pan America World Airways que nous connaissions mieux sous le nom de Pan-Am détenait les contrats de transports aériens du courrier entre les USA et la plupart des pays d'Amérique Centrale. Elle l'avait fait soit en emportant les appels d'offres soit en absorbant d'autres companies aériennes plus petites, titulaires de ces contrats.
Régulièrement, pour vérifier la qualité et les délais d'acheminement de ces courriers, dont devaient probablement dépendre des pénalités en cas de retard, cette companie envoyait ce que l'on appellait des "Air Mail Test" soit en bon français "Courrier Aérien de Test".
En voici un exemple à destination de la Guadeloupe. Cette lettre qui n'a jamais été ouverte a été envoyée de Berkeley (Californie) le Vendredi 1er Novembre 1946 après midi (cachet de la poste faisant foi) avec une adresse privée d'expéditeur. Cela avait probablement pour but de reconstituer les conditions normales d'envoi d'un courrier, par opposition à ce qu'elles pourraient être pour un courrier d'entreprise. Le destinataire était les bureaux de la Pan-Am à Pointe à Pitre en Guadeloupe.
Ceux ci l'ayant reçu ont tapé à la machine au dos de l'enveloppe la mention de réception du 7 Novembre 1946, soit un délai d'achemeinement de six jours. Puis après l'avoir affranchie ils ont ré-introduit  la lettre dans le circuit postal le 9 Novembre, avec la mention "Retour à l'expéditeur". Nous n'en saurons pas plus car autant à l'aller qu'au retour il n'y a de marques postales d'arrivée.
J'ignore si d'autres compagnies ont utilisé le même procédé et si la Pan-Am l'a utilisé dans d'autres régions que l'Amérique Centrale. J'ai quelque part dans mes archives un autre exemple à destination de Haïti.

samedi 13 juin 2009

(26) - MARQUE ANNEXE DE POSTE AERIENNE

Au premier regard sur cette enveloppe c'est la marque linéaire "PAR AVION DE HONG KONG A MARSEILLE" qui m'a attiré l'oeil. J'étais déjà familier de ce type de marque (voir mes notes n° 18 et 19). Mais quand même aller de Paris à Neuilly même avec un Airbus-Force-One présidentiel, il ne fallait pas exagérer ! J'ai pensé quelques secondes à un faux (im)probable. Quel intérêt ?


Le temps de retourner l'enveloppe et ... de l'acheter . En effet l'affranchissement était au dos, une bande de trois, avec bord de feuille supérieur et marge inter-panneaux de surplus ( gutter margin comme disent nos amis anglo-saxons). Malgré le mauvais état de la pièce, j'ai sorti les quelques euros nécessaires. La Marianne de Gandon, même si elle n'est là que pour la ré-expédition semble bien sympathique toute seule sur son devant de lettre.

Ainsi cette lettre expédiée de Hong-Kong à Paris n'a bénéficié du transport aérien que jusqu'à Marseille. A l'arrivée "l'intermédiaire" du destinataire a préféré assurer son acheminement de Paris à Neuilly en aposant un affranchissement à 6 francs, le tarif de la lettre depuis le 1er Mars 1947. God bless him! Trois raisons d'aimer cette lettre.